[CONFÉRENCE DE PRESSE] MERCURO : entre esthétiques visual kei et idol, le groupe bouleverse les codes des genres !

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À la croisée du visual kei et de la scène idol, MERCURO s’est imposé comme l’un des projets les plus singuliers de la nouvelle génération japonaise. Le groupe bouscule les codes du genre, qu’il soit musical ou identitaire en associant une esthétique sombre et théâtrale à l’énergie propre aux performances idol. Entre riffs incisifs, mélodies accrocheuses et mises en scène soignées, MERCURO cultive un univers où l’obscurité devient un véritable terrain d’expression artistique. Cette approche hybride lui permet de séduire aussi bien les amateurs de rock japonais que les passionnés de culture idol. À chaque sortie et sur scène, le groupe affirme un peu plus sa personnalité, une ascension qui fait aujourd’hui de MERCURO un nom à suivre de près sur la scène alternative japonaise. A l’occasion du 25e anniversaire de Japan Expo, le groupe s’est confié à nous lors d’une conférence de presse.

Bonjour ! Pouvez-vous nous raconter comment s’est passée la création de Mercuro ?

Kiru : C’est moi qui ai commencé à introduire le projet, en parlant avec un producteur. Et Nier l’a rejoint par la suite. Nier faisait partie d’un groupe d’idols à cette époque, aux côtés de Renge, et iels ont décidé de me rejoindre. Zera a intégré le groupe en passant par les réseaux sociaux. Au final, on travaillait tous les quatre au même endroit, on s’est connus par le bouche à oreille. Et enfin Yuuri a rejoint le projet via notre producteur. 

Le projet Mercuro est-il né lors de votre rencontre ou des années après ? 

Kiru : Quand on s’est rencontrés, on était loin de s’imaginer que nous allions lancer Mercuro ensemble. C’est en vivant au jour le jour que le projet est né. 

Yuuri : On n’a pas eu l’idée de créer Mercuro simplement en travaillant ensemble. Mais un jour on s’est regroupés, et on a compris qu’on avait la même vision des choses. On a mis en commun nos idées, et c’est comme ça qu’est né le groupe. 

Avez-vous des rôles définis dans le groupe ? 

Yuuri : Je suis plutôt MC, j’aime amuser la foule. 

Zera : C’est moi qui assure la « death voice » et qui m’occupe de la danse dans le groupe. 

Nier : J’aime ambiancer le public mais d’une manière plus zen, pour détendre un peu l’atmosphère.

Renge : J’adore crier sur scène et apporter un côté sexy. Je suis une personne chaleureuse, j’aime apporter une dose de bonne humeur au sein du groupe.

Kiru : Je suis grand.e et j’ai un bon style vestimentaire, alors on peut me considérer comme « leader fashion ».

Kamite : Moi j’apporte le côté mignon à Mercuro. 

Comment le nom Mercuro a-t-il été trouvé ? 

Yuuri : Ça vient du mercure. Dans l’idée, le mercure est quelque chose qui soigne les blessures de chacun, et on veut être cet antidote pour tout le monde. 

Mercuro est l’antidote pour vos auditeurs, mais est-ce aussi un moyen de soigner vos maux du passé ? 

Kamite : Oui, pour nous autant que pour les fans. Le groupe existe pour guérir et apporter de la force. 

Laquelle de vos chansons recommandez-vous pour une première écoute ? 

Yuuri : Zetsubou Sekai, parce que c’est une chanson simple pour comprendre tout notre univers. 

Quel est votre processus pour créer une nouvelle chanson ? 

Yuuri : C’est notre producteur qui crée la musique, mais c’est nous qui interprétons le morceau. 

Nier : Une chanson est inspirée de mon histoire, de mon passé, de tous les haters que j’ai rencontrés. On m’a souhaité la mort, c’est donc une manière de rendre aux haters ce que j’ai vécu. Ça m’a endurci. 

Vous êtes des idols mais arborez une esthétique qui se rapproche du visual kei. Comment trouvez-vous votre place entre ces deux genres opposés ? 

Yuuri : En fait, on ne se retrouve dans aucun de ces deux genres. On a créé un style à part entière, le style Mercuro. C’est comme si on n’arrivait pas à trouver notre place dans les deux genres, on est dans notre propre univers par dépit. On se cherche encore, et on aimerait développer davantage ce style Mercuro.

Qu’est-ce que ça donnera le style Mercuro dans cinq ans ? 

Yuuri : Je pense qu’on partira en tournée mondiale. 

Kiru : Peut-être que nous jouerons d’instruments ?

Zera : On aura sûrement un maquillage encore plus marqué. (Rires.)

Yuuri : Nous voulons vraiment approfondir nos deux univers, celui des idols comme du visual kei. 

Vos tenues sont très détaillées, les faites-vous vous-mêmes ? 

Zera : Parfois nos costumes sont accordés les uns aux autres, et à d’autres moments ils sont différents, comme aujourd’hui. En général nous partons d’un thème, et chaque membre l’interprète à sa façon pour en faire un costume, ce qui peut expliquer les différences. Par contre, ce sont des professionnels qui s’occupent de la fabrication, nous ne les cousons pas nous-mêmes. 

Étiez-vous déjà adeptes de ce style vestimentaire avant Mercuro, ou l’avez-vous adopté pour le groupe ?

Yuuri : De base, nous portions déjà un maquillage assez prononcé, mais nous l’avons rendu plus fort au fur et à mesure, tant  le makeup que nos vêtements. 

Kamite : De mon côté, je ne portais pas trop de maquillage voyant, cela s’est fait quand j’ai intégré le groupe. 

Avez-vous fait du théâtre ? 

Nier : Désormais nous donnons des concerts purement musicaux, mais nous avons déjà fait deux fois des concerts-théâtre par le passé. 

Renge : Avant de débuter dans Mercuro, nous avions un autre groupe.

Kamite : C’est pour combattre notre timidité que nous avons décidé de faire du théâtre. 

Chaque membre semble avoir un symbole de main différent, quelle en est la signification ? 

Yuuri : Moi c’est la fleur de lycoris. C’est une fleur bleue et rouge, qui rappelle l’amour qu’on rattache à cette fleur. 

Zera : Mon symbole est une étoile. Il vient du katakana (NdlR : symbole en langue japonaise) de mon nom Zera, qui signifie « ciel ». C’est inspiré du groupe Litchi☆Hikari CLUB, qui peut se traduire par « groupe étincelant ». 

Nier : Mon signe n’a pas de rapport avec mon nom de scène, je fais des ailes de chauve-souris. Mon nom est lui plutôt inspiré du manga Death Note

Renge : Le signe de main que je fais vient de mon prénom Renge quand on l’écrit en alphabet latin. J’y ai aussi incorporé un rouleau à la cannelle parce que j’adore ça, et un petit démon. 

Kiru : Le mien, c’est comme mon prénom l’indique, kill (NdlT : en anglais « tuer »). Il n’a pas plus de signification que ça.

Kamite : Mon signe c’est le mot « ensemble » en hiragana, avec des ailes d’ange autour et une auréole au-dessus. 

Vous vous êtes produits au Zepp Haneda en juin avec des musiciens sur scène, est-ce que les instruments ont changé quelque chose à la performance ? 

Yuuri : Oui, les instruments peuvent changer une performance, mais ça dépend beaucoup de la taille de la salle, car la résonance change d’une à l’autre. Du coup, il y a des instruments qu’on préfère ne pas utiliser dans les grandes salles par exemple.

Japan Expo marque votre toute première scène en France, qu’en avez-vous pensé ? 

Yuuri : L’atmosphère était géniale, c’est la première fois que Mercuro a autant été applaudi et admiré.

Aviez-vous de l’appréhension avant de monter sur scène ici ?

Zera : Comme je suis la « death voice » du groupe et que le metal est vraiment reconnu en France, j’avais très peur de ne pas pouvoir sortir les bonnes notes. 

Kamite : Je n’avais pas vraiment peur de performer, j’avais plutôt hâte de voir les belles ruelles, les beaux châteaux et surtout de découvrir la culture française. 

Avez-vous eu le temps de visiter un peu ? 

Yuuri : Oui, la cathédrale de Notre-Dame.

Kamite : Et aussi le Sacré-Cœur. 

Yuuri : On voulait visiter le Louvre, mais c’est dommage, il était fermé. 

Kamite : Tout à l’heure, nous allons voir la tour Eiffel et se balader sur la Seine. Et demain, on ira à Disneyland !

La musique japonaise est de plus en plus écoutée en France, avez-vous ressenti cette passion ?

Yuuri : Oui, sur les réseaux sociaux comme TikTok, on voit beaucoup de fans qui reprennent notre musique par exemple.

Comment arrivez-vous à garder une bonne entente au sein du groupe ? 

Kamite : On n’a pas vraiment de méthode spécifique. Naturellement on s’entend bien, donc on se considère comme une famille. 

De plus en plus de groupes metal japonais font des collaborations internationales, aimeriez-vous en faire une vous aussi ?

Nier : Oui, avec Slipknot ou Marilyn Manson. 

Avez-vous un message à adresser aux fans français ? 

Yuuri : Nous avons enfin pu rencontrer le public français, j’avais très hâte. On reviendra !

Zera : La prochaine fois, j’aimerais que le groupe ait encore plus d’énergie, à un niveau où on pourra donner des concerts solos. 

Nier : Ça m’étonne beaucoup de me rendre compte que des fans nous connaissent en France, ça me comble de joie que des visiteurs soient devenus de nouveaux fans de Mercuro. J’ai hâte de revoir le public français. 

Renge : J’aimerais qu’on gagne en popularité, jusqu’à ce que chaque visiteur de Japan Expo connaisse le groupe Mercuro. 

Kiru : Merci à tout le monde de soutenir Mercuro et de continuer à nous écouter !

Kamite : C’est vraiment génial et étonnant de voir à quel point le Japon est apprécié par le public français. J’adorerais revenir ici. (En français) France, je t’aime !

En collaboration avec Nautiljon et KAVENYOU.

Merci aux membres de MERCURO et à Japan Expo pour cette conférence de presse. 

Cliquez ici pour lire la version française

At the crossroads of visual kei and the Japanese idol scene, MERCURO has established itself as one of the most distinctive acts of the new generation of the japanese scene. The group pushes the boundaries of both genres by blending a dark, theatrical aesthetic with the vibrant energy of idol performances. Combining guitar riffs, infectious melodies, and meticulously crafted stage productions, MERCURO has created a world where darkness becomes a powerful form of artistic expression. This unique hybrid approach has earned the group a growing following among both Japanese rock enthusiasts and idol culture fans alike. With every new release and live performance, MERCURO continues to strengthen its identity, cementing its status as one of the most exciting names to watch on Japan’s alternative music scene. On the occasion of Japan Expo’s 25th anniversary, the group sat down with us for a press conference.

Hello! Could you tell us how Mercuro was created?

Kiru: I was the one who first mentioned the project by talking with a producer. Later, Nier joined. At the time, Nier was already part of an idol group alongside Renge, and they both decided to join me. Zera joined the group through social media. In the end, the four of us were all working at the same place, so we got to know each other through word of mouth. Finally, Yuuri joined the project through our producer.  

Did the idea for Mercuro come up when you first met, or was it born years later?

Kiru: When we first met, we had no idea we would end up creating Mercuro together. The project came about naturally as we went through our daily lives.

Yuuri: We didn’t come up with the idea of creating Mercuro simply because we worked together. But one day we all got together and realized that we shared the same vision. We combined our ideas, and that’s how the group was born.

Do each of you have specific roles within the group?

Yuuri: I’m like a MC. I like entertaining the crowd.

Zera: I’m in charge of the “death voice” and the dancing.

Nier: I enjoy hyping up the audience too, but in a calmer way, to help everyone relax a little.

Renge: I love screaming on stage and bringing a sexy side to our performances. I’m also a warm-hearted person, so I like bringing positive energy to the group.

Kiru: I’m tall and I have a good sense of style, so you could call me the group’s fashion leader.

Kamite: I bring the cute side of Mercuro.

How did you come up with the name Mercuro?

Yuuri: It comes from mercury. The main idea is that mercury heals people’s wounds, and we want to be that antidote for everyone.

Mercuro is an antidote for your listeners, but is it also a way to heal your own past wounds?

Kamite: Yes, both for us and for our fans. The group exists to heal and give people strength.

Which of your songs would you recommend to someone discovering Mercuro for the first time?

Yuuri: Zetsubou Sekai, because it’s a simple way to explain our entire universe.

What is your songwriting process like?

Yuuri: Our producer is the one who writes the music, but we’re the ones who bring the songs to life.

Nier: One of our songs is inspired by my own story and my past, especially all the haters I’ve encountered. Some people even wished for my death, so it’s my way of giving something back to those haters. It made me stronger.

You’re idols, but with an aesthetic that’s very close to visual kei. How do you position yourselves between these two very different genres?

Yuuri: Actually, we don’t really belong to either genre. We’ve created our own style: the Mercuro style. It’s almost as if we couldn’t find our place in either world, so our only solution was creating our own. We’re still working on finding ourselves, and we’d like to develop the Mercuro style even further.

What do you think the Mercuro style will look like in five years?

Yuuri: I think we’ll be on a world tour.

Kiru: Maybe we’ll be playing instruments.

Zera: We’ll probably be wearing even heavier makeup. (Laughs.)

Yuuri: We really want to deepen both sides of our identity, the idol side and the visual kei side.

Your costumes are incredibly detailed. Do you make them yourselves?

Zera: Sometimes our costumes are coordinated, while other times they’re completely different, like today. We usually start with a theme, then each member interprets it in their own way, which explains the differences. However, professional designers make the costumes – we don’t sew them ourselves.

Were you already dressing like this before Mercuro, or did you adopt this style for the group?

Yuuri: We already wore fairly heavy makeup before, but we’ve gradually taken it further, both in terms of makeup and clothing.

Kamite: I wasn’t really into bold makeup before joining the group. That came after I became part of Mercuro.

Have you ever done theater?

Nier: Nowadays our performances are purely musical, but in the past we’ve done two theater-style concerts.

Renge: Before debuting as Mercuro, we were in another group.

Kamite: We decided to do theater to overcome our shyness.

Each member seems to have a different hand sign. What do they represent?

Yuuri: Mine is the lycoris flower. It’s a red and blue flower that symbolizes the love associated with it.

Zera: My symbol is a star. It comes from the katakana spelling of my name, Zera, which translates into “sky”. It’s also inspired by the group Litchi☆Hikari CLUB, whose name can be translated as “Shining Club.”

Nier: My hand sign isn’t related to my stage name. I make bat wings with my hands. My name itself is inspired by the manga Death Note.

Renge: My hand sign comes from writing “Renge” in the Latin alphabet. I also included a cinnamon roll because I love them, as well as a little devil.

Kiru: Mine is simply based on my name, “kill.” It doesn’t really have any deeper meaning than that.

Kamite: My hand sign represents the hiragana word for “together,” surrounded by angel wings with a halo above it.

You performed at Zepp Haneda in June with live musicians on stage. Did having instruments change the performance?

Yuuri: Yes, live instruments definitely change a performance, but it also depends on the size of the venue because the acoustics are different everywhere. There are certain instruments we prefer not to use in larger venues, for example.

Japan Expo was your very first performance in France. What did you think of it?

Yuuri: The atmosphere was amazing. It was the first time Mercuro had received so much applause and admiration.

Were you nervous before going on stage here?

Zera: Since I’m responsible for the death voice and metal is so highly regarded in France, I was really worried that I wouldn’t be able to hit the right notes.

Kamite: I wasn’t really nervous about performing. I was more excited to see the beautiful streets, the castles, and discover French culture.

Did you have time to do any sightseeing?

Yuuri: Yes, we visited Notre-Dame Cathedral.

Kamite: And Sacré-Cœur as well.

Yuuri: We wanted to visit the Louvre, but unfortunately it was closed.

Kamite: Later today we’re going to see the Eiffel Tower and walk along the Seine. Tomorrow we’re going to Disneyland!

Japanese music is becoming increasingly popular in France. Did you feel that enthusiasm?

Yuuri: Yes. On social media like TikTok, we see a lot of fans using our music, for example.

How do you maintain such a good relationship within the group?

Kamite: We don’t really have any special method. We naturally get along very well, so we consider ourselves a family.

More and more Japanese metal bands are collaborating with international artists. Is that something you’d like to do as well?

Nier: Yes, with Slipknot or Marilyn Manson.

Do you have a message for your French fans?

Yuuri: We finally got to meet our French audience, and I’d been looking forward to it for so long. We’ll be back!

Zera: Next time, I’d like the group to have even more energy—enough that we can hold our own solo concerts here.

Nier: I’m amazed to realize that we already have fans in France. It makes me incredibly happy that visitors have become new Mercuro fans. I can’t wait to see the French audience again.

Renge: I’d like us to become so popular that every single Japan Expo visitor knows who Mercuro is.

Kiru: Thank you, everyone, for supporting Mercuro and continuing to listen to our music!

Kamite: It’s incredible and surprising to see how much Japanese culture is loved by the French public. I’d love to come back. (In French) France, je t’aime!

In collaboration with Nautiljon and KAVENYOU. 

Thank you to MERCURO and Japan Expo for this press conference. 

 

 

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