Home Événement [INTERVIEW] Kaguramusou : quand le métal rencontre la tradition japonaise, le résultat est cathartique !

[INTERVIEW] Kaguramusou : quand le métal rencontre la tradition japonaise, le résultat est cathartique !

by Celia Cheurfa

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Rencontré à l’occasion de Japan Expo, Kaguramusou est l’un de ces groupes qui brouillent joyeusement les frontières musicales. À quatre, Chiaki Kondo, Nanami Akatsuki, Sakiko Endo et la nouvelle venue Arisa mêlent instruments traditionnels japonais et puissance du métal pour créer des sons cathartiques. Accompagnées de leur producteur Kazuaki Matsuda, les quatre musiciennes font de leur musique un véritable exutoire, où les émotions sombres peuvent être exprimées, libérées et transformées. Entre héritage culturel et énergie rock, Kaguramusou porte aussi une image forte : celle de quatre femmes qui s’emparent de leur art pour faire résonner leur voix bien au-delà du Japon.

Bonjour, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Chiaki Kondo : Bonjour, je m’appelle Chiaki Kondo.
Arisa : Bonjour, je suis Arisa.
Nanami Akatsuki : Bonjour, je m’appelle Nanami Akatsuki.
Sakiko Endo : Bonjour, je suis Sakiko Endo.

Pouvez-vous nous parler de la signification de votre nom de groupe ?

Nanami Akatsuki : Alors, le nom “Kaguramusou” est une contraction des kanji de “kagura” et “musou”. Kagura est un festival traditionnel lié aux dieux japonais. Musou représente le caractère unique de quelque chose. Les spectateurs sont donc considérés comme des dieux, et nous, nous leur donnons donc des performances uniques.

Vous avez une identité musicale unique en son genre. Comment vous est venue l’idée de mêler le métal aux instruments traditionnels ?

Nanami Akatsuki (épaulée par le producteur Kazuaki Matsuda) : Tout d’abord, utiliser des instruments traditionnels japonais incarne une identité japonaise qu’on peut donc présenter au public. Ensuite, associer le métal aux instruments traditionnels japonais, bien que ces deux genres semblent radicalement opposés, nous permet aussi de diffuser la culture japonaise au monde entier étant donné que le métal est beaucoup écouté.

Pouvez-vous nous de votre processus de création musicale ?

Nanami Akatsuki (épaulée par le producteur Kazuaki Matsuda) : On pense d’abord à créer les pistes instrumentales avec les instruments traditionnels puis on intègre les influences métal ensuite.

Quel type de public souhaitez-vous atteindre grâce à votre musique ?

Sakiko Endo : Tout le monde ! (Rires.) Mais évidemment, les instruments traditionnels japonais ne sont pas forcément hyper populaires en dehors du Japon. C’est pourquoi, c’est le métal qui nous permet de la diffuser auprès des étrangers.
Nanami Akatsuki : Le métal représente aussi des émotions plus sombres. Ensemble, avec le public, nous pouvons alors faire ressortir ces émotions-là.

Quels sont les thèmes que vous explorez à travers votre musique ?

Toutes (épaulées par le producteur Kazuaki Matsuda) : Il faut savoir que certains jeunes sont marginalisés. On essaie de porter leur voix. Grâce au rock, on parvient à faire ressortir des sentiments. Mais on peut également les purifier. Au Japon, par exemple, lorsqu’on va au temple shintoïste, on essaie de purifier ces émotions négatives. Et lorsque nous utilisons nos instruments de musique traditionnelle, on parvient à le faire également.
Chiaki Kondo : Même s’il y a une certaine sérénité, un certain calme à jouer des instruments traditionnels, le métal nous permet quant à lui de faire ressortir plus d’énergie.

Avez-vous envisagé d’utiliser d’autres instruments que les quatre que vous jouez actuellement ?

Arisa : Je joue aussi de la flûte shinobue et c’est un instrument à la croisée des sonorités occidentales et japonaises. Je m’entraîne donc à cette flûte shinobue en conservant l’identité japonaise de l’instrument.

Quel souvenir souhaitez-vous laisser au public français à Japan Expo ?

Arisa : Nous souhaitons laisser au public le souvenir de la musicalité de nos instruments traditionnels mais aussi de partager le côté “cool” du métal. On veut s’amuser à partir de notre musique. Peut-être qu’il y a des moments difficiles dans la vie, mais on espère que notre musique peut aider à oublier ces épreuves difficiles.

Quelle chanson représente le mieux Kaguramusou à votre avis ?

Nanami Akatsuki : Ce serait Catharsis car elle représente le fait d’exprimer, d’expulser ses sentiments négatifs. Cela correspond tout à fait à notre concept.

Qu’attendez-vous de vos différentes scènes à Japan Expo ?

Nanami Akatsuki : Arisa est influenceuse et beaucoup de fans sont venus pour la voir. Quant à nous, nous étions déjà venues à Japan Expo il y a trois ans. Pour Arisa, c’est sa première fois.
Arisa : J’aime beaucoup la France car il y a une très bonne ambiance avec le public français.

À l’occasion de vos six ans de carrière, en octobre prochain, quel rêve souhaitez-vous atteindre ?

Nanami Akatsuki : Une tournée européenne sûrement et peut-être qu’il y aura des collaborations avec des artistes européens.
Kazuaki Matsuda : Il y en a mais c’est un secret pour le moment !

Avez-vous un dernier message à faire passer à vos fans ?

Chiaki Kondo : J’aimerais pouvoir faire plus de performances pour vous permettre de vous amuser avec nous !

Interview réalisée en collaboration avec Nautiljon et KAVENYOU.
Merci à Japan Expo, à Kaguramusou et à ses équipes pour cette interview.

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