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Dix ans après ses débuts, THE SIXTH LIE n’a rien perdu de son goût pour les futurs incertains. Depuis Tokyo, le groupe façonne une musique où l’électro-rock rencontre les imaginaires dystopiques et une énergie taillée pour la scène. Une identité qui lui a permis de s’imposer bien au-delà du Japon, notamment grâce à plusieurs titres associés à l’animation, notamment Hibana pour Golden Kamui.
Mais une décennie de carrière ne se résume pas à une succession de morceaux ou de génériques. Pour THE SIXTH LIE, cette année est aussi l’occasion de mesurer le chemin parcouru et de regarder vers la suite. Avec la tournée DECADE, le groupe retrouve notamment l’Europe et la France, où il s’était déjà produit en 2018 à Japan Expo. Une nouvelle rencontre qui prend des airs de retrouvailles, alors que le formation continue de faire évoluer son univers entre rock, électro et influences EDM, jusqu’à sa récente sortie Survive in Hell.
À l’occasion de ce retour en France, nous avons retrouvé THE SIXTH LIE pour une seconde interview. De leur première décennie à leur évolution musicale, de leur rapport aux anisongs à cette nouvelle étape de leur parcours, Arata et Reiji reviennent sur ce qui les a construits et ce qui les pousse encore à avancer.
Bonjour, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Arata : Bonjour, je m’appelle Arata.
Reiji : Bonjour, et moi c’est Reiji.
Dix ans, c’est un sacré chapitre dans la vie d’un artiste, qu’attendez-vous des prochaines années ?
Reiji : En nos dix ans de carrière, nous avons pu faire quatre titres d’anime et participer à beaucoup de festivals, que ce soit au Japon ou à l’international, ainsi que des collaborations avec des artistes très connus.
Arata : Nos titres d’anime sont plus connus que nos chansons en tant que groupe. Dans les années à venir, nous avons comme objectif d’avoir autant de musiques connues en tant que groupe que pour les anime.
Parlez-nous du processus créatif qui entoure Survive In Hell, votre dernière sortie, beaucoup plus marquée par des inspirations EDM ?
Reiji : Nous avons utilisé des instruments japonais, ce que nous n’avions jamais fait avant. Notre album a un thème japonais mais qui est plutôt vu par les étrangers. Ce n’est pas du “japonais de chez nous” mais plutôt un point de vue étranger sur la représentation du Japon.
En parlant de Survive in Hell, quel membre serait le plus susceptible de survivre en Enfer ?
Reiji : De base, Arata sort souvent et il est très sportif, mais en ce moment, sûrement en raison de l’âge, il commence à se calmer et ne sort plus autant.
Arata : En enfer, je pense que je serais un petit peu plus calme. Je me vois complètement être en osmose avec ce qui est là-bas.
Pouvez-vous nous parler de la façon dont vous choisissez vos tenues pour monter sur scène ?
Arata : Nos tenues pour notre tournée européenne ont été imaginées et réalisées par les étudiants de l’Aoyama Fashion College. Ils ont imaginé nos tenues en s’inspirant de nos musiques et de notre style, puis ils les ont conçues pour nous.
Reiji : Ma tenue est inspirée d’un professeur de chimie.
Vous étiez déjà venus à Japan Expo en 2018 , qu’est-ce que ça vous fait d’être de retour ?
Arata : Nous avons super hâte de revoir les fans français que nous n’avons pas vus depuis assez longtemps. Mais cette fois-ci, nous ne sommes venus que tous les deux sans Rei, notre batteur. C’est la première fois que nous faisons une représentation à deux, donc il nous a fallu un peu d’anticipation et de préparation.
Il y a 8 ans, vous nous disiez rencontrer des difficultés à mettre en avant l’électro dans votre musique. Avez-vous toujours autant besoin d’adapter votre musique ?
Arata : Avant, c’était la période où nous faisions des recherches et donc, bien sûr, nous étions comme en phase d’apprentissage.
Reiji : Pour ma part, cela vient naturellement maintenant.
Vous êtes très reconnus pour vos anisongs, est-ce que vous avez envie de vous émanciper de ça ou est-ce que ça reste toujours un honneur de combiner les deux arts ?
Arata : Nous avons plein de fans qui nous ont connus grâce aux opportunités offertes par les animes, et pour nous c’est très précieux de garder cette connexion avec l’anime et avec les fans qui nous ont rejoint sur cette période.
Pendant la convention, vous allez également participer à un atelier cuisine puis à un jeu pour le Japan Games Show, avez-vous hâte ?
Arata : Nous voulions vraiment essayer d’autres choses en dehors de nos performances, donc c’est un honneur pour nous de faire ces deux animations.
Vous semblez passionnés par les jeux de société, profitez-vous de votre séjour en France pour en découvrir de nouveaux ?
Arata : Nous n’avons pas encore découvert de jeux en France, mais nous souhaitons en découvrir. Nous allons faire un tour pour découvrir des jeux de société qui existent en France.
Un message à faire passer à vos fans français qui attendaient votre venue avec impatience ?
Arata : Nous avons sorti beaucoup de chansons. Il y a des titres sur lesquels vous pouvez rapidement vous ambiancer. Peu importe si vous connaissez déjà la musique ou non. Nous espérons que les fans vont beaucoup bouger pendant nos lives et qu’ils seront nombreux à venir nous voir.
Reiji : Et comme nous avons sorti beaucoup de nouveaux morceaux, nous espérons que le public pourra les écouter et nous suivre.
Un grand merci à THE SIXTH LIE et Japan Expo pour cette interview !
Cette interview a été réalisée en collaboration avec KAvenyou et Nautiljon.



