[NOS COUPS DE COEUR] Les découvertes de notre équipe #97

Bonjour à tous !

Comme vous avez pu le voir de vous-même les sorties sont très nombreuses dernièrement, et notre sélection est donc très fournie elle aussi ! Certes vous allez y retrouver beaucoup de K-Pop, mais c’est le domaine qui attire le plus dernièrement et aussi le plus accessible. On oublie toutefois pas du tout le Japon avec bon nombre de titres provenant du pays du soleil levant qui auront réussi à faire battre le coeur de notre équipe, que ce soit dans la pop ou le visual kei.
On vous souhaite une bonne lecteur, et n’oubliez pas de nous partager vos propres découvertes musicales en commentaires !

SOMMAIRE

Page 2 :

  • Une reconversion américaine couronnée de succès pour les Monsta X
  • Gaho ou le petit prodige qui n’a rien à envier aux superstars
  • Touché en plein cœur, Jackson déracine le chanteur en lui

Page 3 :

  • “Chicken Noodle Soup” : un peu de sel et de chili, et la recette serait plus savoureuse…
  • La musique traditionnelle a le vent en poupe avec ONEUS !
  • LeeBada et GroovyRoom sont “high”, nous aussi !

Page 4 : 

  • SuperM : à la hauteur des attentes ?
  • AKMU nous emmène faire un tour au large avec son nouvel album “SAILING”

Page 5 :

  • THE RAMPAGE from EXILE TRIBE est de retour avec un nouveau single “SWAG & PRIDE” !
  • Les BALLISTIK BOYZ from EXILE TRIBE font leur comeback avec “44 RAIDERS” !

Page 6 :

  • COTTELEE, le nouveau groupe projet fou signé MAXIMUM THE HORMONE
  • Frederic offrent une nouvelle “VISION” de leur carrière
  • Plongez dans l’obscur avec “The World of Mercy” de DIR EN GREY

Une reconversion américaine couronnée de succès pour les Monsta X

“Someone’s someone” devrait réjouir les amateurs de pop américaine. Monsta X, vous avez dit K-pop ? C’est à s’y méprendre tant la production du titre est celle d’une rencontre entre l’esprit bouillonnant d’un Troye Sivan et la vibe fruitée d’un académicien de la vague coréenne. D’une perspicacité manifeste, “Someone’s someone” est tout à fait pertinente avec la lancée fulgurante du groupe aux Etats-Unis. Si vous avez suivi nos derniers coups de cœur, vous n’êtes sûrement pas passé à côté de nos critiques de “Who Do You Love” et “Love U”. Et aujourd’hui, les Monsta X finissent de nous achever avec ce triplé gagnant ! 

“Someone’s someone” cloue le bec à ceux qui doutent encore de l’habileté des Monsta X à maîtriser leur terrain. Même la mauvaise foi déclare forfait face à une piste qui recoupe tous les bons éléments d’une veine pop américaine. La piste a du mordant, sans pour autant maltraiter nos oreilles. Au contraire, la production est d’une délicatesse radicale : le doublage, le beat, et encore une fois les voix exquises des artistes, passées au moulin dans le Malin ordinateur engourdissent nos sens. Loin d’être les rejetons de la K-pop, les Monsta X adoptent pourtant une stratégie différente mais payante, qui leur vaut d’être redécouverts par les fans de longue date. Se réinventer, c’est le maître-mot du groupe à l’heure actuelle, mais toujours dans un athéisme poli, et là est la difficulté de l’exercice : éviter d’emprunter un virage trop radical tout en résistant à la tentation de se fondre dans la masse. 

Le groupe en dit tout juste suffisamment et vous laisse la liberté d’interpréter le titre, “le quelqu’un de quelqu’un”. On n’en doute pas, les monbebe sauront vaincre l’anonymat. 

Et à l’heure où la déferlante coréenne est -pour le coup- vraiment diluvienne, les Monsta X naviguent à contre-courant et nous accueillent dans leur sanctuaire avec un sentiment de sécurité. Avide d’un peu de sérénité ? Branchez vos écouteurs et savourez cette simplicité. Les outsiders grimpent la montagne du succès, et on n’est pas prêt de les arrêter ! 

 

Gaho ou le petit prodige qui n’a rien à envier aux superstars

 

Gaho, c’est la botte secrète du crew Planetarium Records. Chanteur à la voix d’or, le jeune homme est le tombeur de ces dames. Il vient tout juste de signer “Pink Walk”, un titre aguicheur, irrésistible où il nous apprend que dans le rose, on trouve du rouge et du blanc –où faut-il comprendre que la sensualité côtoie la pureté-.  

Le titre déborde d’une richesse musicale et esthétique, épatante pour un noiraud de sa génération. Élevé loin des bancs de la K-pop mainstream, Gaho livre une interprétation succulente, expérimentée à souhait d’une marche rose presque charnelle. Le côté néo-soul défie les limites d’une sonorité house et le timbre du chanteur se dissout parfaitement dans ce magma artistique. Le morceau cumule audace et maîtrise, le tout en se faisant le condensé sophistiqué des meilleurs facettes de l’artiste.

S’en prendre plein la vue, oui, mais toujours avec un grand plaisir : le sifflement alléchant dès le début de l’écoute, l’égaliseur et son effet de surprise, les vibes haut-perchées, les silences captivants. 

Le principal atout : la nuance ! Nuances de couleurs, nuances d’interprétations, nuances de sonorités, nuances de genres, “Pink Walk” est un éventail de teintes délicieuses pour les sens. On salue la conception esthétique du clip, qui nous renvoie bosser nos classiques, de Wharol à Duchamp et son côté fondant -et fondu-, tant il est exquis pour la vue. Le rétro-moderne est tendance, à tel point qu’on a trouvé un nouveau surnom à l’interprète, Gaho & the queens. 

Le coup de pinceau est précis, l’harmonie et les contrastes s’affrontent sans violence : lancer la vidéo est le seul effort à faire. Pour le reste, il suffit de demander à Gaho, beau comme un Dieu dans sa tenue de peintre français. Et nous aussi, pour peu qu’il en ait besoin, on aimerait bien jouer les muses d’un artiste encore dans l’ombre, qui ne mérite qu’à être placé sur un piédestal ! 

 

Touché en plein cœur, Jackson déracine le chanteur en lui 

Qui a dit que Jackson Wang ne pouvait pas chanter ? A l’évidence, c’est quand il souffre que le rappeur se fait la malle. “Bullet To The Heart” pourrait presque s’attirer les foudres de “Papillon” et “Fendiman” tant il s’impose comme la nouvelle perle de l’artiste. En signant “Okay” et “Oxygen”, Jackson convoitait déjà une vulnérabilité qui ne demandait qu’à voir le jour. Le pari est risqué, mais pas si étonnant que ça ! Déroutant dans ce type d’ambiance, plus familière d’une névrose à la Bang Yong Guk, Jackson donne pourtant rendez-vous à sa meilleure amie, la sincérité, de la même manière qu’il assume qu’un titre qui atteint les sommets des hit-parades n’est pas forcément synonyme de satisfaction. 

“Bullet To The Heart” fait sécession à cette pensée : la prod est simple, mais terriblement efficace, et on espère que le jeune chanteur saura lui-même apprécier la qualité de son travail. Jackson a peut-être envie d’en découdre avec le rappeur agressif pour s’essayer à une nouvelle introspection. A force de trop tirer sur la corde sensible, Jackson se risque à recevoir une balle en plein coeur, pour le plus grand bonheur de ce petit chef d’oeuvre qui ne demandait qu’à être allaité. 

La musique n’est pas un jeu d’enfant : ce bout d’âme, Jackson le sort de ses tripes et ça s’entend. Même le clip embrasse la noirceur du paysage qu’il dessine. Enlacé dans sa camisole de force, le noiraud n’a plus le pouvoir de se battre avec sa Méduse, celle qui le “laisse pour mort”. A l’instar d’un trailer de film d’horreur, le clip est d’une obscurité encore plus déstabilisante que le morceau. For de sa première fois dans cette tonalité-là, Jackson nous abandonne dans le labyrinthe de son âme. Biberonné à la culture américaine, éduqué par la mère-patrie Hongkongaise, et adopté par une Corée inquiétante, Jackson tire son épingle du jeu de sa complexité identitaire : force est de constater qu’on ne peut que se délecter de la maturité et du génie du jeune homme ! 

Coups de cœur proposés par Okame 

“Chicken Noodle Soup “ : un peu de sel et de chili, et la recette serait plus savoureuse

Attention, on s’engage sur une pente sinueuse… Amoureux des BTS, on vous rassure, on les raffole aussi, encore plus quand J-Hope loue sa réputation de Maurice Béjart du poppin’. Mais avec “Chicken Noodle Soup”, on est à deux doigts de frôler le mauvais-goût, même si le jeune rappeur s’en tire quand même avec les honneurs ! 

On en vient à s’éprendre d’affection pour la sulfureuse Becky G, toutefois peu convaincante sur ce titre aux antipodes de l’univers latino caliente qu’elle a l’habitude de nous servir. Avant d’en commencer la déconstruction, on tient à saluer une valeur indéfectible de la musique : l’amitié au delà des frontières. Pour au moins bien démarrer, on est fou de ce pêle-mêle anglo-coréano-espagnol et de l’histoire -personnelle- que nous raconte l’interprète.

Deuxième point fort qui pimente -tout juste- la soupe de nouilles saveur poulet : la chorégraphie exceptionnelle. On s’avoue vaincu face au talent de J-Hope et de la troupe de danseurs hyperactifs. Même le making-of et le vlog n’auront pas su satisfaire notre envie de jouir d’encore plus de groove.. Mention spéciale à Becky G, appétissante face à un danseur avisé: on ne lui taillera pas une nouvelle réputation, le chorégraphe de l’ombre des BTS a des années de pratique derrière lui. 

Alors qu’on parvient tout de même à savourer la qualité du rap de J-Hope qui fait de l’ombre à Webstar et Young B, laissés à l’arrière du train des années 2000, un arrière-goût amer titille nos papilles. Un peu fade, la mixture manque définitivement d’assaisonnement. 

Le riff de guitare est trompeur et devient le meilleur ami d’un cabrage de voiture dépassé que même Pimp My Ride se refuse à faire. Très vite, les échos Ariana Grandesque nous brouillent l’ouïe et on se demande qui blâmer : les producteurs coréens doivent-ils endosser la responsabilité d’un rêve américain exagéré ? “CDS” réunit à outrance les ingrédients d’une décennie abandonnée au fond du tiroir. 

Une dure réalité qu’il faut accepter : même les plus grands n’aboutissent pas toujours à faire revivre de leurs cendres des tubes qu’il vaudrait mieux ne jamais tirer de leur sommeil.

 

La musique traditionnelle a le vent en poupe avec ONEUS ! 

Ulsoo, ulsoo ! Oneus sont loin d’être les premiers à imaginer ce que la musique traditionnelle pourrait donner si elle était associée à la pop. Pour autant, la formule fonctionne à la perfection. La scène K-pop mainstream opère une vraie mutation : elle intègre enfin que dans K-pop il y a “K”. Autrement dit, la musique traditionnelle coréenne porte elle aussi le chapeau d’un succès propre à la nation. 

ONEUS ont fait une entrée fracassante dans l’industrie, et la team n’a pas manqué de vous vanter les mérites d’un groupe qui rappelait avec “Valkyrie” aux plus nostalgiques les souvenirs d’une seconde génération K-pop. Formation classique, ONEUS parvient quand même à choyer sa singularité. On n’aurait pas imaginé meilleur titre que “Lit”, et pour un peu qu’on se tient au jus du vocabulaire argotique de notre tendre langue de Shakespeare, on aurait dû s’attendre à une écoute explosive. 

Que nenni ! “Lit” est sans conteste époustouflant, au point qu’on en viendrait à réclamer sur le champ une tournée européenne du groupe. Moins inopiné que son aîné “Idol”, “Lit” est l’alliage subtile entre chair fraîche et musicalité fabuleuse. Fabuleuse aussi parce que “Lit” inspire folklore et rêverie poétique, sur une trame narrative que les rookies d’ONEUS interprètent avec loyauté. La gugak attire dans ses filets le drop pop -on ne peut plus manufacturé- et le rythme donne l’illusion d’une troupe de percussions coréennes, où buk et kkwaeng se volent la vedette. 

Conservateurs non, mais sophistiqués et gracieux, assurément ! Les ONEUS sont irréprochables lorsqu’ils remontent le temps vers les origines populaires et traditionnelles, annonciatrices d’un décollage musical et économique fulgurant. Ce troisième mini-album, c’est déjà pour ONEUS symbole de consécration, et si à leur niveau, les garçons ont le culot de toucher à un univers sacré, sans jamais le blasphémer, alors on se hâte de découvrir la suite de leur aventure. D’emblée séduit, on est convaincu que “Lit” n’est qu’un coup de maître supplémentaire à ajouter au jeu de ces petits joyaux !

 

LeeBada et GroovyRoom sont “high”, nous aussi !

Leebada insuffle un vent de parité sur la scène underground. Son panache rend jaloux les rappeurs qu’elle envoie valser sans pitié. Avec “High”, la ténébreuse artiste s’associe au duo de producteurs Groovy Room et à PENOMECO. La marque de fabrique du groupe au début du son est déjà un indice de qualité. Le charme de Leebada rappelle celui de Heize, et le titre devient notre petit pêché mignon des nuits d’automne, après que “Night Dream” ait déjà pris possession de nos rêves. 

On l’assume, Leebada est de loin sous-cotée, et la reconnaissance qu’elle a dans le milieu est infidèle à son talent. 

Sa voix n’est qu’un chuchotement à nos oreilles, et le petit bout de femme n’a pas peur des propositions osées : tantôt mignonne, tantôt sulfureuse, elle incarne ce mélange judicieux entre une idole et une rappeuse rebelle, prête à tout ravager pour montrer comment elle, elle fait du hiphop. La virtuosité n’est qu’un tour de passe-passe : Leebada a cette fibre musicale en elle et à défaut de s’inspirer de ceux qui la produisent et la soutiennent, elle prend sans crainte le taureau par les cornes pour promouvoir un univers où l’intimité est synonyme de confort. 

Après “Believe What You Want”, on avait déjà la chanteuse dans la peau, mais “High” nous perche encore un peu plus, à la façon d’un shoot d’adrénaline. On l’a trouvé, notre Alice au Pays des Merveilles, et les trois nains -ou plutôt grands- font un travail remarquable pour sublimer une voix qui n’a -finalement- besoin de rien d’autre qu’elle-même. PENOMECO est un atout supplémentaire à l’oeuvre des GroovyRoom, littéralement la chambre qui abrite le groove du rap et sous ses airs de fille sage, Leebada est en réalité un feu-folet qu’il ne faut pas trop approcher au risque de se brûler. 

Coups de cœur proposés par Okame

SuperM : à la hauteur des attentes ?

Si vous vous tenez au courant des dernières nouvelles concernant l’industrie de la K-pop, vous n’êtes sûrement pas passé à côté de l’annonce du projet “SuperM“. Il y a quelques semaines, la SM a annoncé qu’elle prévoyait de faire débuter un “super groupe” composé d’idols issues de quatre de ses groupes à succès. Sept idols ont été choisies : Baekhyun et Kai d’EXO, Taeyong et Mark de NCT 127, Lucas et Ten de WayV et Taemin de SHINee. Avec ce projet, la SM a clairement annoncé qu’elle visait le marché international, d’où sa collaboration avec le célèbre label américain Capitol Records. Cette annonce a divisé, entre les fans impatients et ceux mitigés, les débuts de SuperM étaient attendus au tournant. Après des semaines de teasing intensif, leur premier MV “Jopping” est finalement sorti ainsi que le premier mini-album éponyme du groupe, comprenant 5 titres.

Jopping” est une chanson electro, avec une instrumentalisation puissante. La première écoute m’a laissée perplexe mais la deuxième écoute m’a convaincue. Ce n’est pas musicalement révolutionnaire mais c’est un titre efficace. Le clip a été tourné à Dubaï, semblable à un court métrage, il présente les sept membres du groupe comme des stars aux allures de super-héros. Entre l’hélicoptère, la course en moto et le stade plein à craquer aux mille et une lumières, tout est fait pour nous plonger dans cet univers futuriste. On pourrait cependant reprocher le côté trop “tape à l’œil” qui mettrait presque en arrière plan la performance impressionnante du groupe.

Je partais avec des a priori avant d’écouter l’album, j’avais peur que ce désir de faire forte impression soit semblable pour les quatre autres morceaux mais j’ai été agréablement surprise. Les chansons proposent des sonorités variées et permettent à chacun des membres d’être mis en lumière. “I Can’t Stand The Rain” met l’accent sur les qualités vocales remarquables du groupes, “2 Fast” est à la fois délicate et rythmée, “Super Car” est entraînante et rappelle beaucoup la touche “NCT”. Mais mon coup de cœur revient à dernière chanson, intitulée “No Manners“, elle a été co-écrite et co-produite par Taeyong. Les paroles évoquent comment une rupture ne peut pas toujours se finir en bons termes et qu’il est parfois nécessaire d’en finir définitivement pour en ressortir indemne. L’harmonie parfaite des voix de Taemin, Kai, Taeyong et Ten, mariée à l’instrumentale particulièrement sublime, nous plonge dans un réel moment d’émotion.

SuperM, bien décidé à se faire une place à l’international, a débuté aux Etats-Unis en se produisant pour la première fois sur scène en direct de Capitol Records à Hollywood. Ils seront les invités du célèbre Ellen Degeneres Show et enchaîneront avec une tournée américaine de dix dates à partir du 11 novembre. On peut d’ores et déjà s’attendre à l’annonce de dates prochainement pour une tournée mondiale. 

Alors pari réussi pour la SM ? Il est encore trop tôt pour le dire mais ce premier bilan est plutôt positif. Unir sept idols issus de quatre groupes était un pari risqué, leurs styles sont relativement différents et leur mariage pouvait laisser dubitatif. Mais ce premier album, bien que loin d’être incroyable, est prometteur. Cependant des doutes subsistent. A vouloir toucher les étoiles trop précipitamment, ne risquent-ils pas de se brûler les ailes ? Le succès sera-t-il au rendez-vous ? Le futur nous le dira.

Coup de cœur partagé par Angel

 

AKMU nous emmène faire un tour au large avec son nouvel album “SAILING”

Le groupe AKMU a enfin révélé son troisième album le 25 septembre dernier après une pause de deux ans, Chanyuk étant parti à l’armée. Cela ne lui a pas fait perdre de temps, puisqu’il est revenu avec de nombreuses compositions pour ce nouvel opus. Intitulé “SAILING”, cet album est une ode à l’évasion en pleine mer et parle beaucoup d’amour et de rupture, en comparaison avec la profondeur de l’océan. 

Personnellement, j’avais hâte de leur retour car j’ai toujours aimé leur musique dès leur premier album “PLAY” qui avait révélé les célèbres chansons “200%”, “Melted” et  “Give Love” en 2014. “Melted” est la chanson qui m’a donné envie de m’intéresser au groupe à l’époque avec l’instrumentale riche et la voix incroyable de Sihyun qui transmet tellement d’émotions. 

Revenons-en à l’album “SAILING”

L’album contient 10 pistes composées et écrites par Chanyuk. Sihyun a également participé à l’arrangement de la chanson “Goodbye”. Le couple de frère et sœur a toujours eu du talent pour la musique et leurs voix s’harmonisent tellement bien sur tous les styles. 

Tracklist : 

1- 뱃노래 (Sailor’s song)
2- 물 만난 물고기 (A fish on water)
3- 어떻게 이별까지 사랑하겠어, 널 사랑하는 거지 (How can I love the heartbreak, you’re the one I love)
4- 달 (Moon)
5- FREEDOM
6- 더 사랑해줄걸 (Should have loved more)
7- 고래 (Whale)
8- 밤 끝없는 밤 (Endless Nights)
9-
별 인사 (Goodbye)
10-
시간을 갖자 (Let’s take some time off)

Tout l’album est articulé autour du thème du marin parti au large vivant sa propre histoire avec les créatures de l’océan. Je n’ai malheureusement pas trouvé toutes les traductions des paroles mais on peut entendre dans “A fish on water” (Un poisson dans l’eau) le lien entre l’artiste et le voyageur en mer.

“Tu dois vivre, vivre jusqu’à en mourir, et jouer de la musique pour moi.
Il devait rencontrer l’eau de sa nostalgie et partir comme un poisson”. 

La chanson-titre “How can I love the heartbreak, you’re the one I love” parle d’une personne qui prend du recul sur sa relation et qui voit la rupture proche même si elle ne veut pas que cela arrive, malgré les problèmes que le couple rencontre, car cela fait toujours moins mal de s’aimer de cette façon que de rompre. En dehors de la voix de Sihyun qui m’émeut tout particulièrement, les premières notes de piano de la musique ont su me donner les larmes aux yeux. L’harmonisation des deux membres sur le refrain est magnifique. Cette chanson me donne autant de frissons que “Melted”

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de l’écouter, voici le magnifique MV proposé par le groupe. Celui-ci montre différentes scènes liées à l’art, notamment la peinture et l’écriture, complémentaire du thème de l’océan avec les couleurs bleu et blanc. 

Pour finir, je voulais vous partager une vidéo adorable que le groupe a sorti pour la promotion de l’album, dans laquelle on peut voir Chanyuk et Sihyun chanter des extraits des chansons “Sailor’s song”, “A fish on water”, “Freedom”, “Whale”, et “Goodby” en acoustique sur un bateau. 

J’espère que mon avis “coup de cœur” vous aura donné envie d’écouter l’album ou même de découvrir plus le groupe coréen AKMU si vous ne connaissiez pas vraiment ! Pour ma part, je vais encore le mettre en boucle un petit moment, surtout que c’est très agréable à écouter pendant mon travail ou  mes révisions. 

Coup de cœur partagé par Marine Bee

THE RAMPAGE from EXILE TRIBE est de retour avec un nouveau single “SWAG & PRIDE” !

Le groupe japonais THE RAMPAGE from EXILE TRIBE de l’agence LDH a fait son retour avec un tout nouveau single qui se nomme “SWAG & PRIDE” et qui sert de chanson thème pour le drama High & Low The Worst. La plupart des membres ont d’ailleurs un rôle dans le drama. Le single est  disponible depuis le 2 octobre dernier en deux versions : une avec CD uniquement et l’autre avec CD et DVD qui contient le MV de  “SWAG & PRIDE”.

Le MV de “SWAG & PRIDE“ est disponible à cette adresse :

THE RAMPAGE from EXILE TRIBE est mon second groupe masculin favoris dans l’agence LDH derrière le GENERATIONS from EXILE TRIBE. La chanson est énergique et puissante, le rythme est au rendez-vous et la chorégraphie est incroyable. Je suis clairement accro du début à la fin. Riku, Kawamura Kazuma et Yoshino Hokuto sont les chanteurs du groupe et ils ont chacun des voix incroyables qui se complètent parfaitement. Parmis le trio Kawamura Kazuma est le chanteur que je préfère et cela depuis leurs débuts. Il a un charisme incroyable quand il chante et rap. La qualité du MV est sublime les différents plans de caméra ont été gérés à la perfection. Le groupe ne vous laissera aucun temps mort : dès les premières secondes on se retrouve plongé dans le monde de “High & Low”

L’ambiance est superbe : on ressent la puissance de chaque combattant et affrontement comme si on y était, tous les membres donnent le meilleur d’eux-mêmes et cela se ressent que ce soit les chanteurs ou les danseurs chacun sait ce qu’il a à faire et cela donne un rendu incroyable. Depuis que je les connais le groupe ne m’a jamais déçu une seule fois. ils ont chacun un talent extraordinaire a ne surtout pas louper, leur popularité au japon n’est pas due à rien : c’est un groupe qui ne cesse de progresser et qui montre son potentiel à son maximum. Ils savent proposer des titres qui ne laissent pas indifférent. A leur début leur nombre m’a fait un peu peur mais chaque membre a sa propre place et aucun  n’est mis de côté. Ils ont tous un charisme, une énergie et un talent qui leur est propre que ce soit les danseurs ou les chanteurs. Ils donnent une harmonie au sein du groupe a couper le souffle. Les plans solo de danse m’ont beaucoup plu et ceux issus du drama également.

 

Les BALLISTIK BOYZ from EXILE TRIBE font leur comeback avec “44 RAIDERS” !

Le jeune groupe japonais de l’agence LDH BALLISTIK BOYZ from EXILE TRIBE, qui a fait ses débuts en 2018, est de retour avec un tout nouveau single en date, à savoir “44 RAIDERS”, premier single en major. Il sortira le 23 octobre prochain et sera composé de deux chansons, “44 RAIDERS” et  “MOST WANTED” en format normal et contiendra également les versions instrumentales. Il sera disponible en 2 versions : une version CD, et une version CD+DVD qui contiendra le MV. C’est la première sortie sous le nom complet BALLISTIK from EXILE TRIBE. Avant, le groupe se nommait juste BALLISTIK BOYZ.

Le MV de “44 RAIDERS“ est disponible à cette adresse :

BALLISTIK BOYZ from EXILE TRIBE est le seul groupe de la famille from EXILE TRIBE auquel je n’ai pas accroché de par son style atypique. Mais avec la sortie de “44 RAIDERS”, mon avis sur le groupe a un peu changé :  la chanson m’a beaucoup plu, elle est entraînante, énergique, reste facilement en tête et la chorégraphie est incroyable. En bref, j’aime beaucoup. .Visuellement, le clip est plutôt beau dans l’ensemble : les différents effets de lumière ont bien été gérés tout comme les plans de caméra qui alternent entre les séquences avec le groupe qui danse, celles où les membres sont en solo et celles avec les rappeurs. Il y a beaucoup de détails dans le MV : il est juste incroyable. Pour ma part, les points qui m’ont le plus plu sont le rap; étant un fan de rap japonais j’ai été agréablement surpris par les rappeurs sur “44 RAIDERS” qui sont à couper le souffle et la chorégraphie qui est énergique, rythmée, que je trouve juste incroyable. Je ne m’en lasse vraiment pas. Même si  je ne suis pas un grand fan du groupe, je peux voir son potentiel et ce qu’il fera dans le futur. Dans l’ensemble, le MV est plutôt simple, sans exagération pour permettre de se concentrer sur le groupe. Les paroles sont plutôt simples : on a envie de danser du début jusqu’à la fin. La dance break à la fin est extraordinaire, les membres nous montrent leur potentiel de danseur et c’est un pur régal pour les yeux. Musicalement parlant, il n’y a pas grand chose à dire, la musique est parfaite et l’ambiance tout au long est agréable. Au niveau vestimentaire, j’adore leurs tenues -surtout blanches un peu fluo- même si leur tenues normales colorées sont également jolies à voir. 

Allez voir le MV et les autres prestations des BALLISTIK BOYZ from EXILE TRIBE qui méritent qu’on leur porte de l’attention : ils ont du talent même s’ils n’ont débuté que très récemment.

Coups de coeur partagés par Shadows

COTTELEE, le nouveau projet fou signé MAXIMUM THE HORMONE

Un nouveau projet musical tout droit arrivé de l’archipel nippon vient de débarquer, et le niveau est aussi fou que son concept ! Après des auditions, puis plusieurs mois de préparation, le groupe コロナナモレモモkatakanas à lire à l’occidental “COTTELEE” – a eu des présentations officielles au public en juin dernier lors d’un évènement. Mais pourquoi tant de Japonais fans de metal se sont intéressés à ces “petits nouveaux” ? Eh bien tout simplement parce qu’ils ont été introduit par les majestueux MAXIMUM THE HORMONE, notamment le membre MAXIMUM THE RYOKUN. Et qu’il s’agit d’un projet spin-off des célèbres MTH, qui a pour but de reprendre leurs anciennes chansons.

MAXIMUM THE RYOKUN de MAXIMUM THE HORMONE (à gauche) avec les membres de COTTELEE

Si ces derniers se plaisent à repousser les limites, notamment en matière de genre musical, leur amour du métissage est quelque chose qu’ils ont su retransmettre à des artistes plus jeunes. Ainsi, le groupe COTTELEE a officiellement débuté le 25 septembre avec la sortie de “Koi no Mega Lover“, une chanson initialement dévoilée par MAXIMUM THE HORMONE en 2006. Si les rois de la musique ovni sont emballés par le projet, c’est aussi parce qu’ils peuvent offrir une opportunité en or à des artistes beaucoup moins célèbres, mais qui méritent tout autant la lumière des projecteurs.

Le line-up de COTEELEE est de qualité, et si les noms de ces artistes peuvent vous être inconnus, ceux des personnes avec qui ils ont travaillé peuvent quant à eux vous dire quelque chose :

  • Le premier membre de COTTELEE, c’est DANGER×DEER, qui est en fait DJ KSUKE. Également producteur, il a eu au cours de sa carrière l’opportunité de travailler avec des artistes qui vous sont familiers si vous nous suivez sur CKJ, comme la meute de loups MAN WITH A MISSION ou encore la soliste Amber, également membre de f(x) – pour ne citer qu’eux.
  • On retrouve ensuite Wakazaemon, également baptisée Waka, à la basse. Ayant démarré sa carrière de musicienne de session à l’âge de 17 ans, la jeune artiste a eu l’occasion de travailler également de son côté avec des pointures de la musique nippone comme Shoko Nakagawa. Elle a sorti cette année plusieurs projets sur sa chaîne YouTube personnelle, dont plusieurs clips.
  • Il y a juste après Sekihan, chanteur des COTTELEE, qui est également chanteur et frontman du groupe Omedeta ! Le formation Omedeta, bien que peu connue au Japon et complètement absente des esprits en Occident, est elle aussi une grande spécialiste du métissage musical, on voit donc bien comment cet artiste a pu être sélectionné par MAXIMUM THE HORMONE.
  • C’est également une jeune femme que l’on retrouve à la batterie, prénommée Omaki. Pleine d’énergie, cette artiste se déchaîne derrière son instrument et avait un profil parfait pour intégrer COTTELEE, puisqu’elle a également sorti au fil des années plusieurs reprises de chansons sur ses réseaux sociaux personnels, la candidate de rêve pour un cover band.
  • Et c’est enfin Takuma qui assure le rôle de guitariste, et également celui de chanteur. Beaucoup plus discret sur la toile que ses camarades, le passé musical de l’artiste n’a pas réellement été dévoilé à ce jour, mais nul doute que le jeune homme est dans le business depuis un moment étant donné sa proximité avec les membres de MAXIMUM THE HORMONE et sa sélection dans COTTELEE !

Vous l’aurez compris, ce cover band a de quoi détonner et contient un très gros potentiel ! Si leur première sortie a été controversée, et semble ne pas plaire à bon nombre de fans de MAXIMUM THE HORMONE, je pense qu’il est important de leur laisser leur chance étant donné qu’ils fournissent un travail propre et de qualité, mais c’est surtout la joie qu’ils dégagent et qu’ils nous transmettent qui font déjà d’eux des artistes accomplis. Leur amour de la scène leur a déjà permis de se produire sur des évènements assez importants au Japon, comme le Magurock !

Leur version de “Koi no Mega Lover” aurait-elle été si critiquée si cette chanson n’avait pas été un morceau de MAXIMUM THE HORMONE à l’origine ? Peu de chance honnêtement. J’attends avec impatience de voir ce qu’ils nous proposeront dans les mois à venir !

 

Frederic offrent une nouvelle “VISION” de leur carrière 

Alors que le groupe nippon Frederic nous avait habitué à son rock disco si caractéristique, la formation fera son retour dans quelques heures (le 9 octobre, mais comptez le décalage horaire en notre faveur) avec son second EP nommé “VISION“.

À l’occasion de cette sortie, que j’attendais personnellement avec beaucoup d’impatience, Frederic ont bien entendu levé le voile sur le clip de la chanson promotionnelle, qui porte le même nom que l’opus. Retour sur cette nouvelle pépite de Frederic !

Du rock disco, c’est toujours la formule gagnante de Frederic, mais cette fois-ci, le groupe l’a combiné avec une vibe futuriste complètement nouvelle pour ce quatuor, de quoi nous envoyer dans un trip intemporel et à la fois complètement déroutant. Le production est propre, posée, et offre quelques éléments complémentaires qui viennent balancer le côté plus rock’n roll de la chanson. Une fusion 100% réussie en somme, et pourtant le défi était de taille tant les univers sont éloignés.

Même si, à l’heure où nous bouclons nos coups de coeur, le reste de l’EP n’est pas encore intégralement disponible à l’écoute, nul doute que le reste sera tout aussi bon que d’habitude ! Frederic arrivent à garder leur style unique et si spécifique tout en se renouvelant, pari gagné et durable pour le groupe !

 

Plongez dans l’obscur avec “The World of Mercy” de DIR EN GREY

Angoissant, dérangeant… Voici les qualificatifs que l’on peut attribuer à la toute nouvelle sortie musicale des DIR EN GREY ! Cela n’empêche pas l’une des formations les plus célèbres du visual kei de revenir avec un titre majestueux, à la hauteur de sa carrière.

Si les chansons – et particulièrement les clips – de DIR EN GREY choquent et perturbent autant (et c’est toujours le cas en 2019), c’est aussi parce qu’ils font directement écho à la part la plus sombre de l’Humanité, à la cruauté humaine la plus noire et la plus horrible. Preuve en est encore avec “The World of Mercy“, nouveau single du groupe :

C’est ici le thème de la violence via le harcèlement scolaire qui est dénoncé dans ce clip, et notamment l’inaction générale qui se met en place autour des personnes traquées par leurs bourreaux. L’hypocrisie y est dénoncée, et montre que le “world of mercy” (à comprendre dans le sens “monde de la compassion“) n’est que façade, puisque tout le monde est témoin et trouve la situation déplorable, mais personne ne fera le premier pas pour mettre un terme à tout ça.

Mais “The World of Mercy” n’est pas la seule pépite de ce single de DIR EN GREY, cet opus est aussi l’occasion exceptionnelle de trouver une version acoustique de “DOZING GREEN“, chanson monumentale du groupe qui avait été dévoilé en 2008 sur l’album “UROBOROS“. Une bonne façon de revisiter ce classique !

Avis partagé par LucileMusique

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